Maires


Dany MICHAUD, maire de la Foye-Monjault depuis 1995.

Sous l'ancien régime, le terme de commune n'existait pas encore. Au lieu d'un maire, les notables du village et les chefs de famille désignaient un syndic, dont le rôle consistait essentiellement à organiser la collecte des impôts royaux.

Tout cela va changer avec la Révolution. Dès 1789, l'Assemblée nationale va procéder à des réformes administratives répondant aux attentes populaires. Les anciens administrateurs royaux sont remplacés par des fonctionnaires élus par les citoyens actifs : on créer pour cela le poste de maire. Il est assisté dans ses fonctions par un conseil municipal composés de notables élus.

Ce fut d'abord l'église qui servit de mairie et de lieu d'assemblée, jusqu'à la destruction partielle de l'édifice en décembre 1793. Les premiers officiers municipaux tels Jean Phillipe CLERC du FIEFFRANC, qui étaient chargés de la gestion des registres de l'État civil, indiquent qu'en l'absence de « maison commune » ils recevaient les citoyens à leur domicile. La pratique du culte fut malgré tout rétablie en 1795, suivant la demande du curé DESPRÉS. L'église servit alors à nouveau de maison commune. Mais dès sa nomination en 1800, VIEN décide que ce bâtiment vétuste et délabré ne convient plus. Il loue d'abord une pièce à Pierre LAMIAUD, tonnelier au prieuré et négociant, qui possède une maison près de l'église, avant de transférer les activités municipales dans son domicile, en juin 1810. Mais le terme de « mairie », dénotant l'existence d'un bâtiment dédié aux fonctions municipales, n'apparait dans les registres qu'à partir de janvier 1825.

Cette page dresse la liste des maires de 1790 à nos jours. Pour en savoir plus, l'article ci-dessous retrace en détails l'histoire des institutions municipales de cette commune :

Histoire des institutions municipale de la Foye-Monjault, de l'Ancien Régime à l'Empire


Liste des maires de la commune :

  • Pierre BAUDIN (1740-1800, maire de 1790 à 1795), syndic de la paroisse sous l'ancien régime, il est élu comme premier maire le 31 janvier 1790, conformément au décret de l'Assemblée nationale du 14 décembre 1789. Ce jour là s'étaient réunis en l'Église Saint-Simon et Saint-Jude 128 citoyens actifs. Pierre BAUDIN, âgé de 49 ans, fut élu avec une majorité de 27 voix. [cf. Procès verbal de l’élection du premier maire de la Foye]. Il démissionne le 18 septembre 1791 pour raison de santé, mais se fait réélire le 23 novembre, puis de nouveau l'année suivante, le 2 décembre 1792 (le mandat de maire est alors de deux ans). Il est réélu en 1794, mais son mandat est annulé le 6 novembre 1795 suite à la suppression des districts, remplacés par les cantons. L’office du maire, les postes des procureurs et officiers municipaux sont supprimés, leur effectif réduit à un seul agent municipal et à son adjoint. Beauvoir-sur-Niort étant le chef-lieu du canton, c’est son maire, MONTANIER, qui les nomme : François BASTARD de CRISNAY est d'abord l'unique agent municipal, remplacé en août 1798 par François Augustin RONDEAU. En 1799, RONDEAU sera confirmé « commissaire rattachés au canton de Beauvoir » avec, à ses côtés, de nouveau Pierre BAUDIN et Pierre GÉOFFRIAU (qui avait été agent national de la commune en 1794).



  • André Augustin VIEN (1759-1824, maire de 1800 à 1815 – biographie), filleul du curé BORY et notaire du châtelet, il est d'abord procureur de la commune. C'est lui qui est chargé de la rédaction du cahier de doléance de la Foye pour les États-généraux. En novembre 1790, il est élu président de l'assemblée municipale au côté de BAUDIN, pour deux ans, avant de reprendre ses fonctions de procureur en décembre 92. En mars 1793, il est nommé commissaire greffier dépendant du Tribunal criminel des Deux Sèvres. Le 17 mai 1794, suivant la suppression des districts, il est nommé juge de paix du canton de Beauvoir. En novembre 1799 (après le coup d'état du 18 brumaire de l'an VIII), Bonaparte prend le pouvoir. Sous le Consulat, les maires ne sont plus élus. Ce sont les préfets qui sont chargés de les désigner, ainsi qu'un maire-adjoint. Bonaparte s'étant opposé au retour de Louis XVIII (les royalistes tenteront de l'assassiner en décembre), les maires sont avant tout choisis en fonction de leur passif révolutionnaire. Le 29 mai 1800 (9 prairial an VIII), VIEN, remarqué comme ancien commissaire de la République par le baron Claude François Étienne DUPIN, premier préfet des Deux Sèvres, est nommé maire du village (il remplace Augustin RONDEAU à la rédaction des acte à partir du 11 juillet 1800). Le préfet lui assigne comme adjoint François BENOIST, originaire de Thorigny. VIEN désigne quant à lui les autres membres du Conseil municipal (dix personnes dont Augustin RONDEAU), mais il a désormais tous les pouvoirs. En effet, jusqu'en 1867, les membres du Conseil ne sont plus consultés qu'à titre facultatif. Son mandat et celui de son adjoint sont renouvelés le premier février 1808 (il s'était rendu le 2 janvier à la préfecture, avec BENOIST, afin de prêter serment devant DUPIN). Il conservera ce poste jusqu'à la Seconde Restauration, en juillet 1815. Parmi ses fils, François Augustin sera chasseur à pied et lieutenant dans la Garde Impériale, puis géomètre auteur du cadastre de la commune, et Pierre André sera maire de Chizé.



  • Jacques Gabriel Marie MANCEAU (1743-1828, maire d'août 1815 à 1819/1821, âgé de 72 ans en 1815 et de 85 ans à sa mort, en 1828. Il est issu d'une famille prestigieuse (voir à ce sujet la notice historique sur sa fiche. Ayant rang de chevalier, il avait été lieutenant au régiment de Dauphin dragons en 1785). Né à Thorigny, il grandit à Celles-sur-Belle et s'installe à la Foye dès 1804, avec son fils. Ils habitent tous deux une grande maison voisine de celle d'André Augustin VIEN et de François BASTARD de CRISNAY, située à l'angle de la route d'Usseau et de Vallans, qui servira de mairie et d'école (ci-dessous, aujourd'hui propriété de Francis ROUBY). Grand propriétaire foncier à la Foye dès 1820, Gabriel décède au bourg, dans sa maison, en 1828Il a pour adjoint Augustin RONDEAU (nommé par le préfet le 15 juin 1816). Gabriel s'appuie beaucoup sur son adjoint, qui le remplace occasionnellement.
Signature de Jacques Gabriel Marie MANCEAU en 1816
Augustin RONDEAU, maire adjoint.

  • Il sera succédé par son fils Hippolyte MANCEAU jusqu'en août 1830. Dès 1820 et officiellement le 26 juin 1821, se dernier le remplace dans ses fonctions, sans doute pour des raisons de santé. Il sera reconduit le 8 février 1826 et devra prêter serment à Charles X, avec pour adjoint toujours Augustin RONDEAU. En juin 1822, sur instruction du préfet, PAPINEAU est nommé président du conseil municipal, et GABORIAUD secrétaire. L'ambitieux projet de restauration et d'agrandissement de l'église de La Foye en 1829 est sans doute le fruit du travail conjoint du père et du fils. Un recensement de la population du village est fait en 1827 (987 habitants). Après le décès de son père et la fin de son mandat de maire, Hippolyte rachètera le château de Breuil, à Aigonnay et vendra ses nombreuses possessions foncières à La Foye. Il fera exhumer son père et transférer sa dépouille dans la chapelle du château.

Signature d'Hippolyte MANCEAU en 1820
La propriété des Manceau au village, située à côté
de celles de Vien et de Bastard, de l'autre côté de la rue.

  • Frédéric Théodore MARCHESSEAU (1801-1849, maire de 1831 à mars 1847). Originaire de Saint-Germain-de-Marencennes en Charente Maritime. Arrivé à la Foye dès 1823, il épouse cette année-là Héloïse Henriette JOUSSEAUME, petite fille d'André Augustin VIEN. Il devient notaire de la Foye en octobre 1826 (charge qu'il cumulera avec sa fonction de maire) après avoir été formé dans le cabinet de son beau-père. En 1830, la monarchie de Juillet et les émeutes dites des « Trois Glorieuses » balayent les forces monarchistes conservatrices de la Restauration. Louis-Philippe veut apparaître comme le roi du peuple : il épure à son tour l'administration de tous les sympathisants légitimistes. Ce changement profite à l'élève et gendre de l'ancien commissaire de la République. Une fois nommé maire, MARCHESSEAU prend toutefois pour adjoint Louis Augustin RONDEAU, lui-même fils du maire-adjoint des MANCEAU (François Augustin, qui avait auparavant servi avec VIEN).  Les familles VIEN et MARCHESSEAU étaient liées avec André CHEVILLON, vétéran de la Garde Impériale, lui aussi originaire de Charente Maritime (Loulay) et époux de Madeleine VIEN, fille d'André Augustin, déjà présent au mariage de MARCHESSEAU. Son fils, Pierre Frédéric Léopold, sera chef de bataillon du 3e régiment d’infanterie de marine, puis brièvement directeur de la colonie agricole pénitentiaire de Tesson à Prissé. En 1831, MARCHESSEAU fait un recensement de la population du village (1009 habitants). Il décède chez un aubergiste de Fontenay-le-Comte, en Vendée, peu après la fin de son mandat.


  • Jean BAUDIN, début avril 1847. Il est le premier de plusieurs maires éphémères reflétant une période de crise économique grave sur fond de disette (due à une mauvaise récolte en 1846-47) et d'émeutes ouvrières.



  • Jean André FRANÇOIS, de septembre 1848 à 1870. FRANÇOIS est nommé suite à la proclamation de la IIe République en février. Adjoint au maire : Pierre BONNEAU, dit Bon Jean, ancien Dragon sous l'Empire et garde champêtre. Conseillers municipaux en octobre 1855 : Pierre et Jacques ARNAUD, Pierre SAUVAGET, Jean GABORIAUD, Jacques NOURRIGEON, BENOIST, DELAGE, GUITTEAU et GÉOFFROY. Il reprend les réparations de l'église à partir de 1855, suite au sacre de Napoléon III.
  • Jean ARNAUD, conseiller municipal faisant fonction de maire, d'avril 1871 à ...
  • Louis François MARTIN, en 1872. Adjoint : Jean ARNAUD, conseillers : GÉOFFRIAU, CLOUZEAU, SAUVAGET, ROY et GÉOFFROY.
  • Vincent GÉOFFRIAU, de 1872 à 1874. Adjoints : BELLION
  • Louis François MARTIN, de 1877 à mai 1887. Il est fait mention de lui dans le Journal Officiel du 14 mars 1884 : "Suppléants du juge de paix du canton de Beauvoir (Deux-Sèvres), MM. Tillié (Henri), adjoint au maire de Beauvoir, et Martin (Louis-François), maire de La Foye-Monjault, en remplacement de MM. Bourru et Legrand, démissionnaires." La même année, en septembre, il reçoit Marcellin JARDONNET, le nouvel instituteur venu de Priaires. Son fils Louis, docteur-vétérinaire, sera l'initiateur de la pétition pour la construction du monument aux morts de la commune. Ce dernier sera aussi d'un ouvrage sur les animaux. Dès 1881, son adjoint est André ROY. Conseillers municipaux en mars 1887 : Félix GARNAUD, adjoint, BIRARD, [André] ROY, GÉOFFROY, Louis ARNAUD, secrétaire, François ARNAUD, 
  • Félix GARNAUD, de juin 1887 à septembre 1888. Conseillers municipaux en juillet 1887 : BIRARD, MARTIN, [André] ROY, GÉOFFROY, Louis ARNAUD, François ARNAUD, Eugène ARNAUD, LAIDET, BELLION, RIFFAULT, IZAMBART. Arnaud SAUVAGET, secrétaire. À noter Paul FRELET, chargé le 19 juin d'une enquête concernant la suppression de la commune du Grand-Prissé. 

  • Louis François MARTIN, d'octobre 1888 à avril 1892. Conseillers municipaux en mars 1892 : GÉOFFROY, GARNAUD, Louis ARNAUD, François ARNAUD, Eugène ARNAUD, LAIDET, BELLION, Paul FRELET.
  • Félix GARNAUD, de mai 1892 à juin 1912. Maire républicain laïc. Suivant la loi de séparation de l’Église et de l’État, en 1905, il interdit les processions religieuses au village, menaçant les contrevenants d'amende. Vice président du comité de pétition pour l'édification d'un monument aux morts sur la place des Halles, qu'il inaugurera le 21 avril 1912, deux mois avant la fin de son mandat. Conseillers municipaux en octobre 1906 : Louis François MARTIN, adjoint, Arthur BIRARD, secrétaire, BARBAUD, SAUVAGET, RIFFAULT, LAIDET, MÉLOCHE, ROSSIGNOL, GUITTEAU, ALLEAU, MIGAUD.
  • Arthur BIRARD, de 1912 à 1919. Lieutenant des Sapeurs-Pompiers et négociant en vins. Farouche opposant à l'érection du Monument aux morts. Conseillers municipaux en septembre 1912 : Alphonse BOISSELIER, adjoint et président, Édmond LAIDET, secrétaire, MIGAUD, ROCHER, ARNAUD, HERVÉ, POULARD, FAVREAU, GÉOFFROY, GARNAUD, RIFFAUD.


  • François ARNAUD, de 1919 à 1929
  • Léonce GÉOFFRIAU, de 1939 à 1943
  • Narcisse RIFFAULT, de 1943 à 1944
  • Léonce GÉOFFRIAU, de 1944 à 1945
  • Édmond PERROT, de 1945 à 1949
  • Albert ROUBY, de 1953 à 1967 (maire très populaire au dire des anciens, et dont la belle-sœur, Réjane, nous a quitté le 13 juin 2016, âgée de 104 ans).
  • Jacques SAUVAGET, de 1967 à 1977
  • Michel CANTEAU de 1977 à 1993
  • Pierre HERVÉ, élu le 19 février 1993 (suite au décès de Michel), et jusqu'en juin 1995
  • Dany MICHAUD, élue le 23 juin 1995, actuelle maire de la Foye-Monjault.
Dany MICHAUD



<  Sommaire