Gardes champêtres



La police rurale remonte au Moyen-Âge avec le garde champêtre. Dans cette paroisse, ils sont parfois appelés « gardes messiers » ou « gardes du bois de la Foye ». Sous l'Ancien Régime, ce corps est sous la direction du prieur, dignitaire ecclésiastique et châtelain de la paroisse, qui dépend lui-même du représentant du sénéchal du Poitou, à Niort.

Ces gardes sont surtout chargés de surveiller les vignes et les récoltes. Certains ont tendance à se montrer brutaux envers les contrevenants, ce qui leur vaut une certaine impopularité auprès des villageois. En 1804, après que de nombreuses plaintes aient été émises par les habitants à l'encontre du garde Pierre GÉOFFRIAU, celui-ci sera démis de ses fonctions.

Ci-dessus, deux peintures d'Aimé Perret représentant un garde champêtre.

Il existe encore, au centre de la rue principale, un bâtiment dont une pierre porte l'inscription « Corps de Garde ». Le poste de garde était occupé par plusieurs hommes sous les ordres d'un officier.

L'inscription « Corps de Garde » est toujours visible
sur l'un des bâtiments du centre.

XVIIe siècle, deuxième moitié :
  • Nicolas JACOB, garde du bois de la Foye (1684). Il sera ensuite notaire et procureur de la paroisse.

XVIIIe siècle, première moitié :
  • Jean BRILLOUET, sergent de la châtellenie de la Foye (1734)
  • René CROSNIER, garde de la Foye et Chizé (1720), qui sera plus tard conseiller du roi, garde des Eaux et Forêts de la maîtrise de Niort.
  • Mathurin DELAVAUD, garde la forêt de la Foye (1742, 1744), sergent et garde de la châtellenie de la Foye (1757, 1761, 1765)
  • Louis RACAPÉ, sieur de la chaussée (1720)
  • François RÉCHIN, garde de la forêt de la Foye (1723)
  • Jean RÉCHIN, garde de la forêt de la Foye (1734)

XVIIIe siècle, deuxième moitié :
  • François BARREAU, garde champêtre (1790, 1792)
  • Thomas BILLY, ancien sergent major du régiment du Beauvaisis (57e régiment d'infanterie de ligne) jusqu'en 1789, garde de la châtellenie de la Foye (peut être dès 1788, en tout cas en 1789, date à laquelle il est officiellement domicilié à la Foye selon son mariage, et en 1790), sergent major des gardes nationaux de la commune (1790) et garde messier (nommé le 15 août 1790).
  • Guillaume BODIN, garde messier (nommé en janvier 1791, par Pierre BODIN, son cousin germain, à cette date maire de la commune), qui avait auparavant été garde d'Ussolière
  • Pierre BONNIN, garde champêtre (1790-1799)
  • Charles JOLLY, garde (1780)

Suivant les décrets de l'Assemblée d'août 1789 et l'abolition des privilèges féodaux, la justice seigneuriale est supprimée, et le poste de garde de la châtellenie, peut être commandé à cette date par François BASTARD de CRISNAY est aboli.

À sa place est créée la garde nationale de la commune, dont il prend peut être le commandement. On lui adjoint au départ deux gardes champêtres (François BARREAU et Pierre BONNIN). Mais à mesure que les violences populaires s’aggravent, la troupe se renforce. En mai 90, André Isaac BASTARD de CHATELIER, frère cadet de François, est nommé à ce poste. On lui adjoint des huissiers afin de collecter les impôts (l’un d’eux, François DELAVAUD, est nommé capitaine) et quelques sous officiers encadrant une vingtaine de paysans réquisitionnés.



Il revient alors aux communes de recruter les gardes champêtres. L'une des premières préoccupations de Bonaparte sera le sort des soldats à la retraite (n'ayant qu'une pension insuffisante pour survivre). Le 12 septembre 1800, un arrêté déclare que les gardes champêtres seront désormais choisis parmi les vétérans. À la Foye, ce sera le cas avec Pierre BONNEAU, ancien dragon, mais seulement après la fin de l'Empire : il sera nommé en 1816. En 1822, un impôt extraordinaire de 200 francs sera voté par le conseil municipal afin de pouvoir payer le salaire du garde.

XIXe siècle, première moitié :
  • Pierre BONNEAU, devient garde champêtre après la guerre (dont il est revenu blessé), en avril 1816 (le 4, il reçoit du maire un mandat de 50 francs pour un trimestre), et au moins jusqu'en septembre 1824. Lorsqu'il prend ses fonctions, la commune n'avait pas de garde depuis quelques temps. Il sera par la suite maire-adjoint de la Foye. Dragon, il avait été fait chevalier de l'ordre royal de la légion d'honneur en mars 1814.
  • André BOYER, garde champêtre en remplacement de Pierre GÉOFFRIAU (fin 1804)
  • André BREUILLAC, garde du bois de la Foye (1830)
  • André GÉOFFRIAU, fils de Pierre (1846)
  • Pierre GEOFFRIAU, garde national de la commune (1800), garde particulier (1804), garde champêtre (peut être dès 1800, en remplacement de Pierre BONNIN, et jusqu'en 1804, démis de ces fonctions fin septembre, puis de nouveau dès 1807 à 1813 et peut être jusqu'en 1815)
  • Louis SAUVAGET, garde (1813)
  • Charles YSEUX, garde du bois de la Foye, domicilié au Cormenier (1810, 1817)
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Autres communes, relevés dans les registres de la Foye :

XXe siècle, première moitié :
  • Augustin DUMAINE, garde champêtre (1908, 1911, 1912, né en 1865)



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