Le temps des kermesses


C’est surtout après la seconde guerre mondiale qu’il y eut des grandes kermesses au village. Le temps était à la fête. Pour l’organisation, le curé mettait à disposition chaque année le grand pré situé juste derrière le presbytère. Ces kermesses avaient lieu généralement un dimanche de juillet, mais le plus souvent c’était en août, après les moissons. Chacun était bien plus disponible et en général il faisait beau. Cela se passait en plein air.

Les semaines précédentes, les familles se retrouvaient pour la préparation. Il y avait les Druet, les Bodin, les Moreau, les Prunier… et bien sûr les Racaud. Chacun construisait un stand pour y installer des jeux ou vendre des gâteaux, qui serviraient à financer les bonnes œuvres.


Le jour de la fête il y avait le défilé des enfants dans les rues du village, dans leur costume confectionné pour l’occasion par les dames patronnesses. À l’arrivée au presbytère, ils offraient un petit spectacle sur l’estrade construite quelques jours auparavant, devant les yeux attendris de toute l’assemblée. Le prêtre passait dire un petit mot à chacun, puis l’on faisait le tour des stands jusqu’à la fin de l’après-midi. Les jeunes jouaient au « chamboule-tout » fait de boites de conserves qu’il fallait renverser avec des boules de laine, ou bien à la « pèche à la ligne » ou l’on pouvait attraper des lots, la plupart du temps des friandises. Il y avait aussi les jeux d’adresse, de quilles, de devinettes, et tout le monde s’amusait.


À la fin des années 60, avec la mode des défilés de chars décorés qui se produisaient un peu partout en France, on se mit à en construire sur des remorques, tirées ensuite par des tracteurs.


En 1971 le thème choisi fut bien sûr le vignoble, mettant en scène l’arrivée du roi François Ier, amateur de bons vins. La presse régionale s’en fit l’écho. 


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