Mai 1789 : les États-généraux


La grande salle des États-généraux de 1789 (séance inaugurale du 5 mai),
située avenue de Paris, à Versailles.


Le cinq mai, les députés des trois ordres se réunirent à Versailles pour siéger à l'assemblée des États-généraux, avec pour objectif de résoudre la crise financière liée aux dettes du royaume. Après un mois et demi de divergences et d'agitation politique, on arrivait à la formation de l'Assemblée constituante. Les réformes allaient suivre.

Mais il fallait faire vite. La populace, semblait-il, était en effervescence. L’autorité n’était plus respectée. Dans la capitale, les cadres de l’État, les gardes et les forces armées, pénétrés des idées d’égalité et de république, répondaient de moins en moins aux injonctions du pouvoir. Avec la disette et la misère endémique qui engendraient partout la colère et l’émeute, les foules menaçaient de renverser l’ordre public. 

Malgré cela, l’été apportait ses promesses de moissons abondantes et de réformes politiques tant attendues. La monarchie, cependant, tergiversait ; Louis XVI n'avait pris aucune mesure décisive, il avait même renvoyé le ministre Necker, figure libérale tant admirée du peuple. 

Soudain, en juillet, une clameur s’éleva à travers la France : on célébrait partout les « vainqueurs de la Bastille ». Paris s’était soulevé, forçant la main du roi.



Le réveil du Tiers état : « Ma feinte, il étoit tems que je me reveillisse,
car l'oppression de mes fers me donnions le cochemar un peu trop fort. »