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Un village très vivant au XIXème siècle

C’est surtout à l’âge d’or du vignoble que le commerce et l’artisanat furent particulièrement prospères.

Les registres d'État Civil et les différents recensements à partir de 1836, nous renseignent sur ces métiers exercés à La Foye : certains liés à la vigne (vigneron, tonnelier), d’autres aux animaux de ferme (maréchal-ferrant, charron, forgeron, bourrelier, sellier, cardeur de laine), à la construction (maçon, menuisier, scieur de long), ou qui proposaient leur services aux habitants (commerçant, boulanger, sabotier, cordonnier, tisserand, couturière, dentelière, gantière, lingère, maître drapier, notaire, etc.). La quasi-totalité habitant le bourg.

Après la révolution, la république instaure l’école publique et pourvoie La Foye d'un instituteur. À l’approche du XXème siècle arrivent avocats, horlogers, vétérinaires, puis coiffeurs (perruquier), cantonniers (en 1891, il y en trois, dont un à Limouillas, et cinq en 1906). Cette année-là, après la disparition des vignes, on verra apparaître un négociant en grain (Rousseau). Puis, avec l’arrivée des premières voitures, il y aura même un chauffeur (Alexandre Nourisson).

En 1836, La Foye compte au moins deux cabaretiers (Baraton et Bonneau). En 1882, la profession change : il y a un aubergiste (Louvrier) et un cafetier (Guillon). Puis en 1886, ce sont trois cafetiers (Boyer, Rond et Sauvaget). Enfin en 1906 : un hôtelier (Dorey) et deux cafetiers (Giraudeau et Méloche).

Dans ces recensements, on relève un certain nombre de propriétaires, ayant pour les plus aisés des domestiques et des servantes. Mais la plupart sont toujours cultivateurs ou journaliers.

Après avoir atteint un pic de près de 1000 habitants (non compris le Grand-Bois, rattaché plus tard à La Foye), les années 1880 verront la population diminuer. Parmi les anciennes familles établies de longue date, beaucoup émigreront et seront remplacées par des nouveaux venus, issus principalement des communes environnantes.
 
 

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