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Tombes des Franc-Maçons

 De nombreux édiles de la Foye adhérèrent au Franc-Maçons au XIXéme siècle.

Un des plus célèbres fut l'emblématique André-Augustin Vien, notaire et maire au village, qui signait tous ces documents du symbole Franc-Maçon, les trois points (voir ci-dessous).

Dans le cimetière on retrouve encore des tombes de la fin des années 1800 qui présentent  les symboles franc-Maçon, c'est à dire l’équerre et le compas.

La tombe de Jean Dorey est l'une des plus représentatives.

C'est un tombeau avec dalle en bâtière. 
Jean DOREY était membre de l'association "la Libre Pensée des Deux-Sèvres".

 

ICI REPOSE DOREY JEAN EPOUX VIRGINIE

SAUQUET DECEDE LE 20 SEPTEMBRE 1892 A L'AGE DE

73 ANS ADORE DIEU COMME SI TU LE VOYAIS ET

SI TU NE LE VOIS PAS SACHE QU'IL TE VOIT

 

L'équerre et le Compas, symbole des Franc-Maçons

 

VIRGINIE

SAUQUET

EPOUSE DE JEAN

DOREY DECEDEE

A LA FOYE MONJAULT

LE 4 JUIN 1897

A L'AGE DE 75 ANS
 
Une autre est celle de la famille Birard.


1896 : L'enterrement de la veuve Morchon
 

1899_Enterrement de Jacques Boyer 
 

1921 - Hommage à Léopold Birard

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 









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Edmond Penot le Franc-Maçon

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Les signatures à trois points et deux traits sont-elles l’œuvre de francs-maçons ?

Dès le début du XVIIe siècle, on voit apparaître d’étranges signes qui accompagnent les paraphes des actes d’état civil ou des actes notariés. Ils se présentent sous la forme de deux traits parallèles, avec ou sans point, ou un trait encadré de points. 

 

André Augustin VIEN, Maire de La Foye

Puis, à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, on trouve plus régulièrement des signatures ponctuées de trois points alignés entre deux traits, qui se développent de façon presque abusive à la période révolutionnaire et sous l’Empire.

 

Enfin, dans la seconde moitié du XIXe siècle, de nombreux individus, souvent des notables locaux, s’attribuent une telle signature, sans doute par un effet de mode ou de mimétisme.

http://www.histoire-genealogie.com/local/cache-vignettes/L561xH141/signature3-d97a2.jpg?1453587159

Beaucoup de personnes y voient une appartenance à la franc-maçonnerie, mais pour l’historien Maurice Agulhon (Pénitents et Francs-Maçons, Fayard, 1968), «  c’est peu probable ; la mode des trois points était trop répandue et banalisée à la fin de l’Ancien Régime  », bien avant le développement des loges. La triponctuation des signatures n’est donc pas spécifiquement maçonnique, d’autant que le premier document maçonnique triponctué date de 1764.

Pour les auteurs du Dictionnaire de la franc-maçonnerie (PUF 2004), l’origine de ce signe ne peut se trouver «  ni dans la Compagnie du Saint Sacrement, ni chez les Rose-Croix, ni dans les sociétés de bâtisseurs. L’attention doit être attirée vers les congrégations, le plus souvent créées et animées par les Jésuites, au moment de la Contre-Réforme, et particulièrement des congrégations mariales  ». Dans ces communautés religieuses, les deux traits symbolisent les deux colonnes, c’est-à-dire l’Ancien et le Nouveau Testament, et les trois points représentent la Sainte Trinité, alors que pour les francs-maçons ils signifient le passé, le présent et l’avenir.

En conclusion, pour s’assurer qu’une signature triponctuée appartient bien à un franc-maçon, la seule solution consiste à rechercher la preuve du rattachement de l’individu à une loge située près de son domicile ou dans les villes avoisinantes.

 

Source : d’après le Théma 3, Les signatures de nos ancêtres ou l’apprentissage d’un geste, éditions Thisa, 2012.

 


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