Depuis les tout débuts, e type de sol et la météorologie on façonné cette région et ses habitants.
Un vaste plateau calcaire
Les terrains situés au sud de Niort sont constitués pour l'essentiel par les assises du Jurassique supérieur: Oxfordien moyen à Kimméridgien inférieur. Ils affleurent du Nord au Sud en bandes régulières d'orientation Est-Ouest. Il s'agit de formations surtout calcaires qui donnent un paysage de plaines sèches.
Le village de La Foye est situé en haut d’un plateau, délimité à l’ouest par la terminaison Sud-Est du Marais Poitevin, recoupé au sud par la vallée du Mignon, et au nord par son affluent, la Courance, orientés Est-Ouest.
La couche de calcaire, le Lias, y atteint une cinquantaine de mètres d’épaisseur, parfois plus. La couche superficielle de calcaires dolomitiques, dite «caillebotine», se termine par une surface durcie, oxydée et ravinée, contenant de rares ammonites, témoin de la présence ancienne de la mer. Un certain nombre d'habitants du village ont orné leur façade de grandes ammonites trouvées lors des labours dan la plaine.
Au sud de la Foye, à Bel-air, et vers Treillebois, au dessus du calcaire se situent de petites zones de Grèzes, formations constituées de graviers anguleux associés à une matrice terreuse fine.
Le sol de surface, fait de petits cailloux et terre partiellement argileuse, s'appelle "la Groie", favorable à la culture de la vigne, ce que les anciens mettront à profit.
Le calcaire est constitué en couches plus ou moins épaisses, nombreuses et souvent fissurées, qui laissent s’infiltrer l’eau. Il recèle souvent à faible profondeur une série de poches d’eau qui ont permis la création de puits, mais elles sont peu productives et souvent à sec pendant la période de sécheresse.
Ceci crée des coteaux en pente douce, d’un dénivelé maximum de 50 mètres, favorables sur le versant sud à la culture de la vigne et ailleurs à la culture des céréales et luzernes...
Il y a environ 100.000 ans, une brusque descente du niveau de la mer entraîne une forte augmentation de la puissance des cours d’eau. Le courant augmente alors fortement et produit par érosion un encaissement spectaculaire de leur lit. L'érosion cède alors le pas devant la sédimentation, colmatant l'espace précédemment dégagé… Jusqu'à la prochaine baisse du niveau marin. La mer envahira les fleuves, et l'érosion cèdera alors le pas devant la sédimentation, colmatant l'espace précédemment dégagé….
Sa formation est liée à une période de réchauffement climatique !
La Foye, station balnéaire ?
Le golfe des Pictons il y a 12000 ans
Puis au début de l’ère chrétienne, l’océan opère un vaste repli laissant apparaître des zones de marécages qui formeront le marais poitevin actuel. L'hiver, de vastes nappes d'eau mi-douce, mi-salée, couvrent encore les terrains bas entre les îles, mais en été, de nombreuses zones de terre se forment, au milieu desquels de petits fleuves côtiers se frayent un passage jusqu'à la mer.
Le golfe des Pictons il y a 6000 ans
Le golfe des Pictons fut habité sur ses îles et sur le pourtour, par des populations de races diverses. Il tire sont nom des Pictons, tribus Celtes qui peuplaient notre région vers 600 avant JC. Ils sont été les premiers à avoir conquis la terre sur la mer.
Au Moyen Âge, il se comble d'alluvions, en partie apportées par la Sèvre Niortaise, laissant place à de vastes zones marécageuses qui seront asséchées par les moines. Ce sera la naissance du marais Poitevin tel que nous le connaissons actuellement.
Le golfe des Pictons au IIème siècle avant Jésus-Christ
La Sylve d’Argenson était une chênaie-hêtraie qui s’étendait à perte vue durant l’antiquité.
Vers la forêt de Chizé, les arbres sont assez grands, principalement des chênes. Du côté de La Foye, la faible couche de terre au dessus des couches calcaires, associée à des étés secs, ne permet pas à la végétation de s’épanouir. Les arbres y sont malingres, peu développés, ce qui favorise le développement de broussailles rendant le franchissement difficile.
Le bois de La Foye, réduit actuellement à 330 hectares, n’est qu’un fragment détaché de la forêt primitive. Le nom « Foye » est un dérivé du mot latin : Faia (Hêtre), signifiant qu’au début du moyen âge l’essence dominante y était alors le hêtre. Mais il semble que cet arbre disparut progressivement au profit du chêne car en 1800, le baron Dupin, dans sa remarquable statistique du département des Deux-Sèvres, précisait que la forêt de la Foye-Montjault se compose d’essence de chêne seulement.
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