Pages

Les temps barbares

Au temps des invasions barbares
Des le IIIème siècle, sous la domination romaine, les incursions germaniques pénètrent au Poitou. Le lien avec l'empire romain sera finalement rompu par le grand Etat wisigoth, au milieu du Vème siècle. Au IVème siècle, Limonum restaurée et prospère devient Poitiers, place forte avec une enceinte de 2,6 km, flanquée de tours rondes épaisses de 6 m.

Poitiers résiste à l’assaut des Vandales en 406. Ceux-ci  partent vers l’Espagne en traversant notre région qui eut à souffrir de leur déprédation.

Plus tard, une tribu barbare venue du Danube, les Wisigoths, s’installent en Poitou vers 462. Ils imposent leur loi.

Peu après le milieu du Vème siècle Le roi wisigoth Euric (466-484), particulièrement intransigeant, décide d’imposer aux habitants de la région la foi arienne, alors que le christianisme commence à peine à se répandre. Ils persécutent les chrétiens. Terrorisés nos ancêtres se terrent. Ils connaissent la peur jusqu’à ce que Clovis, le chef des Francs récemment converti au christianisme, écrase Alaric II, le successeur d’Euric à la bataille de Vouillé en 507.

La conquête des Francs

Vers 486 arrivent les Francs, soutenus par le clergé poitevin. Ils entrent en conflit avec les Wisigoths partisans de l’arianisme.  En 507, Clovis défait les Wisigoths à Vouillé et les refoule jusqu’aux Pyrénées. Les Francs respectèrent les propriétés privées des Gallo-romains. Ils rendirent aux anciens propriétaires du Poitou, les biens propres qui leur avaient été pris par les Wisigoths. Ils s‘emparèrent seulement des domaines du fisc et des bénéfices. Un grand changement s‘opéra dans les campagnes après l'établissement des Francs et pendant le règne de la première race.

Monarchie Franque à la mort de Clovis 

Monarchie franque à la mort de Clovis.jpg

Sous les Mérovingiens

Du Vème siècle jusqu'au milieu du VIIIème siècle, toute la région sera sous l’empire des Mérovingiens, une dynastie issue des Francs, qui régnera sur une très grande partie de la France et de la Belgique actuelles, ainsi que sur une partie de l'Allemagne et de la Suisse. Notre région sera intégrée au royaume d’Aquitaine, formé par le frère de Dagobert.

 

Les Mérovingiens favoriseront l'implantation progressive de l'Église dans leur territoire et une certaine reprise économique survenant après l'effondrement de l'Empire romain. De nombreux monastères et abbayes seront édifiés.

Ils enterreront leurs morts et l’on retrouvera de nombreuses nécropoles comme par exemple à Usseau.

Sans titre.png

 

Il est probable qu’a cette période les habitants défricherons une partie de la zone boisée en direction de La Foye, jusqu’aux abords de l’actuel bois des Loges, qui délimitera alors la lisière de la forêt d’Argenson. La zone de La Foye servira probablement de pacage, mais surtout de terrain de chasse. 

La France sous Dagobert (628)

 Sous Dagobert.png

Au début du VIIIème siècle, Charles, un descendant de Pépin l'Ancien et d'Arnoul devient Maire du Palais de l'ensemble des Royaumes Mérovingiens.

La France sous Charles Martel  (714)

 France sous Charles Martel.png

 Les hordes de Sarrazins

Mais toute la région va connaitre une période très troublée et pour la seconde fois le sort de la Gaule va se jouer en Poitou avec l’invasion sarrasine d’Abd-er-Rahman. Les successeurs de Mahomet, excitant le fanatisme de leurs soldats, avaient franchi les Pyrénées. Battus d'abord par Eudes, duc d’Aquitaine, sous les murs de Toulouse, ils pénètrent jusqu‘au cœur de la France. En remontant vers le nord, les hordes traversent la forêt de Chizé et saccagent la ville de Melle.
Dans les derniers jours d'octobre 732, l'armée de Charles Martel rejoint prés de Poitiers, à Moussais-la-Bataille, l'armée des Sarazins. Celle-ci était supérieure en nombre. Il range son armée en bataille, et, sûr de ses Francs et de la trempe de son épée, il donne le signal de l'attaque. Mais Eudes, qui s'était mis en embuscade avec ses bataillons composes en grande partie de Poitevins, sort de sa retraite, fond sur les barbares et coupe leur armée en deux.
 
Cette irruption fut le signal du carnage on combattit un jour entier, depuis le lever du soleil jusqu’à la nuit. Le sang des Sarazins ruissela par torrents, et Abel-Rhahman, leur chef, périt avec ses plus vaillants soldats.
Cette victoire, qui valut à Charles le nom de Martel, sauva la chrétienté du fanatisme des Musulmans et décida du sort de la France. Parmi ceux échappés au désastre, quelques-uns vinrent dans notre région en saccageant tout, détruisant les édifices religieux. Certains s’y établirent.
 

Sous les Carolingiens

 En 741, Charles Martel, maire du palais auprès des rois mérovingiens qui avait sauvé le royaume des francs, meurt. Il laisse deux fils : Carloman et Pépin.

En novembre 751, Pépin se fait élire roi des Francs, et forme la dynastie des Carolingiens. Ils régnèrent sur l'Europe occidentale jusqu'au Xème siècle, et le plus illustre d’entre eux sera Charlemagne.

A cette époque, se mettront en place les villas carolingiennes, qui préfigurent les futures seigneuries. Par exemple  Beauvoir (villa Bello visu), Frontenay-Rohan-Rohan, (villa Frontaniacus), le Bourdet (villa de Brenier). 

Jusqu’au XIème siècle, seront créés de nombreux retranchements, édifiés en rase campagne pour servir de refuges aux populations ou repaires aux soldats. Ils sont constitués de buttes artificielles, les « mottes » entourées de fossés et de palissades et dominées par des tours de guets en bois. Ces ouvrages furent rapidement édifiés, et non moins vite détruits. Elles sont les ancêtres des châteaux-forts. L’origine de ce mot vient du gaulois « mutha », qui signifie tertre ou monticule de terre. La plupart n’ont pas résisté aux outrages du temps, souvent effondrés et recouverts de végétation. Mais aussi, plusieurs mottes ne sont en fait qu’un tumulus datant de l’époque néolithique.

Charlemagne construira ce qui sera l'administration féodale, tandis que, non loin des côtes, sLes

rands vassaux se substitua, dans la France entière, à l'autorité royale. Entre le Xeme siècle et le XIIeme siècle, on assistera à une disparition progressive de l'autorité publique. Les risques liés aux invasions favorisera l’émergence de petits seigneurs locaux, représentants du roi, en charge de surveiller le territoire et défendre la population.

Sous les Carolingiens, le Poitou ne sera plus que la réunion de seigneuries obéissant à des maitres différents, soumises chacune à des lois et à des usages particuliers et trop souvent en guerre les unes contre les autres. C'est alors que prirent naissance les désignations de Niortais, de Bressuirois, de Mellois, souvenir des subdivisions gauloises, qui donnaient à chaque canton ses frontières, son administration et sa petite capitale. Ce fractionnement était un obstacle à toute influence sérieuse des populations dans les grandes affaires du pays. La région est divisée en pagi ou pays.

 
Les Vikings
C’est au début des années 800, que les Vikings, d’origine Danoise, déferlent sur les cotes d’Atlantique et pénètrent plus en avant dans le pays. Ils remontent les rivières a bord de leurs drakkars à fonds plats légers et maniables, et pillent, tuent et sèment la terreur partout ou ils passent. Au lieu de combattre, la population locale, tétanisée, prend la fuite. Dans le marais de nombreux Colliberts (huttiers), sont massacrés. Les survivants se réfugient dans les grandes roselières et vivent à l'écart dans des huttes soumises aux inondations (d'où le terme huttier), trouvant dans la pêche et la chasse le nécessaire à survivre.

En 815, les Vikings remontent la Sèvre niortaise et pillent l’abbaye de Saint-Maixent, ainsi que plusieurs petites villes comme Melle (en 817). Mais ils ne réussissent pas à prendre Niort, ville fortifiée, et doivent fuir devant les armées des comtes de Poitiers. Quelques années plus tard, ils établissement une base permanente sur l'île de Ré. Puis en 845, ils remontent la Charente et dévastent Saintes (en 850). En 848 ils effectuent à nouveau un raid dévastateur sur Melle et le Mellois.

A cette époque, toute la région est sous le contrôle de la longue lignée des Guillaume, Comtes du Poitou, nommés par le roi des Francs, Charlemagne, (742-814), qui souhaitait ainsi contrôler son immense Empire couvrant la moitié de l’Europe. Un peut partout, de petits seigneurs locaux firent leur apparition en tant que représentants du roi, en charge de surveiller le territoire et défendre la population. A partir du IXème siècle ils construisirent de petits châteaux et des fortifications pour défendre leur territoire. C’est ainsi que deux seigneurs locaux, Rannoux et Rainon se mirent à la poursuite les Vikings qui avaient envahi la région, et leur livrèrent bataille à Breuillac sur la Sèvre.

Il faudra attendre le début du siècle pour que les Vikings se sédentarisent en Normandie (d’où leur nom « les Normands »), et cessent les pillages. Leur dernier raid sur le royaume Franc aura lieu en  1017, avec le débarquement sur les côtes du Poitou à Saint-Michel-en-l'Herm.

A partir de 810, notre région subira une nouvelle invasion des Normands, qui pilleront et incendieront le Poitou pendant un siècle. Les Vikings remonteront la sèvre, et pilleront l’abbaye de Saint-Maixent et plusieurs petites villes comme Melle en 817. Mais ils ne réussiront pas à prendre Niort, alors fortifiée, et devront fuir  devant les armées des comtes de Poitiers. Ils concentreront alors les attaques sur la Normandie, à laquelle ils donneront le nom. Hommes du nord (north men), « les normands ».

Vikings.png

La Foye, à la frontière de deux mondes

La Foye se situe aux frontières de l’Aunis. A la fois par ses paysages brulés par le soleil d’été et climat humide l’hiver, le vent de l’océan qui s’y fait sentir lors des tempêtes, et la lumière douce typique du pays charentais.
Le Poitou au Xème siècle
 carte_poitou 10ème Siècle.jpg

D’autre part, pendant tout le moyen-âge la culture de la vigne y suivra les règles du « grand fief d’Aunis », un important domaine créé par le comte de Poitiers Alfonse, qui s’étendait sur plusieurs paroisses, au nord de la Rochelle.

Mais sa proximité avec Niort fait que dès sa création, les Comtes de Poitiers rattacheront ces terres au « pagus niortensis » (pays de Niort).

L’Aunis est la partie nord du pays des Santons et a pour limite au nord-est l'antique forêt d'Argenson. C'était le "pays des aulnes", où ces arbres avaient conquis le bord des rivières et des vallées marécageuses, mais où aussi des hêtres et des chênes avaient formé une forêt profonde et mystérieuse. Le nom de cette petite province de l'Ouest de la France apparaît pour la première fois dans l'Histoire, en 785, à la suite de la partition de l'Aquitaine en neuf comtés, décrétée par Charlemagne. Mais elle sera officiellement reconnue par le roi Charles V en 1374, qui détachera La Rochelle de la Saintonge pour en faire un gouvernement particulier qui comprit dans la juridiction Rochefort, Marennes et quelque temps Benon. Sa limite Est sera les plaines au-delà de Surgères.




Aucun commentaire: