Les Monnet, de la Foye à L'Argentine
(Merci à Pierre Faucher pour nous avoir communiqué ses recherches)
Les Monnet sont originaires de Souvigné, au sud de Saint Maixent. C'était une famille de laboureurs et journaliers assez pauvres.
Est-ce pour cette raison que Pierre (1809-1888), vient avec sa famille s'établir à La Foye vers 1840 ? Il reprendra une ferme à Treillebois.
Parmi ses 5 enfants, il y aura François, le second.
Celui-ci se mariera en Mai 1859 avec Marie Marguerite BREARD originaire du Grand Bousseau (La Charrière), mais celle-ci décèdera douze ans plus tard, en 1871. François lui, a 35 ans. Il se remarie quelques années après, et aura plusieurs enfants dont l'aînée Hortense.
Sa situation ne semble pas très florissante, en tout cas il se laisse tenter par une opportunité de migration à l'étranger. En effet à cette époque l'Argentine souhaite faire venir de nombreux Européens en leur offrant des terres à cultiver. La Constitution argentine encourageait l’immigration française, attirant 220 000 Français en un siècle, dont 100 000 sont restés.
Il part donc avec sa nouvelle femme et ses enfants.
La communauté française établie en Argentine parle d'abord le Français, mais apprend l'espagnol. Les enfants qui naissent sont vite bilingues. Ils ont des prénoms français.
Hortense a appris à lire et écrire en français. Elle grandit, reçoit une bonne instruction, et pratique de moins en moins la langue de son père, surtout quand elle se marie avec un argentin, De Coscia, pharmacien à Buenos Aires.
Ils auront quatre enfants.
En 1907, à la trentaine, Hortense souhaite renouer avec ses origines et écrit plusieurs lettres à son oncle Jacques Monnet, et ses cousines restés à Treillebois, en particulier Alide, qui a le même âge qu'elle. Elle décrit sa vie à Buenos Aires, ses enfants, son mari pharmacien, et ses difficultés familiales. Les lettres montrent son désir de retrouver ses racines françaises malgré la distance et la barrière linguistique.
Les descendants des Monet, la famille Faucher, à retrouvé une partie de cette correspondance ou Hortence Monnet de Coscia tente en 1907 de renouer contact avec sa famille en France.
Lettre d'Hortense en 1907
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