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Le Presbytère

A la Foye, jusqu'à la Révolution, les prêtres étaient rattachés au Prieuré. Ils étaient devenus nécessaires pour célébrer les offices depuis que les prieurs successifs préféraient vivre dans de grandes maisons luxueuses dans les villes. Nombreux furent les "abbés commendataires" à partir des années 1600. Il est probable qu'a partir de cette période, ils habitaient dans la maison située juste en face de l'église. 

A la Révolution, le prêtre devint salarié de la commune, et l'église "bien public". 
Les bâtiments du clergé furent vendus. Il fallut trouver un logement pour le prêtre de la paroisse. En effet, dans le Code de droit canonique le clergé souhaite qu'elle soit proche de l'église et que les vicaires y mènent avec le curé "une certaine forme de vie commune".
Il s'agit en fait d'un logement de fonction.
 
Dans le village tout le monde appelait ce bâtiment "La Cure". 

Dans le cadastre Napoléon de 1815, l'on voit que ma maison et le jardin (295 et 294), appartiennent à Jean CLOUZEAU, dit "Maurice", cultivateur.

Un peu plus tard on voit que cette maison passe entre les mains de François Bonnin.

 

En octobre 1822, la municipalité acquière le bâtiment.
 
 

Mais celui-ci est en mauvais état. Sous la pression de l’Évêché, le préfet demande de le faire réparer. Mais le conseil, sous la direction du maire Geoffroy décide de le faire à moindre coût.
 
 
 
En Juillet 1825, on lit dans cette délibération du conseil municipale, que le fils du maire Gabriel Manceau, demande qu'un accès luis soit réservé dans le jardin du Presbytère. 
 
 
 
Gabriel Manceau avait été nommé officier municipal de La Foye avec Charles SAUVAGET, Le 8 décembre 1809, en remplacement de deux membres du conseil (l'un démissionnaire, l'autre décédé). Il sera nommé lieutenant des gardes nationaux de La Foye par le préfet DUPIN le 17 mai 1810. 
Plus tard il remplacera son père en tant que maire. À la fin de son mandat de maire, en 1830, il vend ses nombreuses propriétés foncières à la Foye-Monjault, ce qui lui permet entre cette date et 1833 d'acquérir le château du Breuil, près d'Aigonnay. En 1843, il fera exhumer les corps de ses parents (sa mère à Niort et son père à la Foye-Monjault) afin de les faire reposer dans la chapelle du château.

En 1861, il faut entreprendre des travaux importants qui sont financés ou gérés en lien avec la municipalité.

 En 1877 le maire de La Foye fraîchement élu, Louis François Martin, rédige une nouvelle liste des réparations indispensables à l'entretien de l'église et du presbytère. Les travaux doivent être réalisés par Jean Burgaud, entrepreneur au village, et le devis se monte à 1120 francs. La municipalité et la fabrique, qui ne disposent que d'un budget de 300 francs, réclament un secours de 650 francs.

Mais plus tard en 1905, la loi instaure la séparation de l'église et de l'état. C'est à présent au curé de payer son loyer.
Lors d'une réunion en 1908 le conseil municipal considère que pendant plus d'un siècle, le presbytère a servi de logement de fonction gratuit pour les prêtres successifs de la paroisse, et décide donc d'appliquer la loi. Le loyer annuel sera de 225 francs par an, ce que l'on peut lire dans cette matrice des propriétés bâties.

 

Mais sous la pression des paroissiens on sursoit à ce loyer.
En octobre 1912, le nouveau curé Métois arrive au village en remplacement de Jeaudeau. Le maire Birard lui fait savoir que le presbytère, qui a servi d'habitation gratuite aux curés successifs depuis plus d'un siècle, sera désormais loué par la municipalité pour 120 francs par an.

En 11928 : L'évêché soute renégocier le montant du bail. 
Le  conseil municipal n'est pas très favorable et passe aux voix.

   

Le presbytère dans le années 1940

En 1943, il faut abattre un noyer  dans le pré.

    

Le 21 octobre 1953, ce sera la prise de possession de l’église de La Foye-Monjault par l’Abbé Jean Métayer.

Il instaurera de nombreuses processions comme celle-ci passant le long du mur du presbytère au bord de la mare.  

 

Chaque année,avec les paroissiens il y aura des kermesses. dans le pré de la cure. Des stands de jeux et de friandises seront installés. Tous les enfants s'y amusaient.

Le déclin religieux et la vente
Avec la baisse des vocations dans les années 1960 et le regroupement des paroisses, l'Abbé Bodin a été le dernier curé résident à s'y installer en 1969. À son départ à la retraite à la fin des années 1970, le presbytère, propriété de la commune, sera vendu à des particuliers.

Le presbytére de nos jours.

  

 

  

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