On la trouve relatée sous le nom de Sylva Argenconium, dans une
charte de 1107, par laquelle Guillaume X, Duc d’Aquitaine, et Comte de Poitou, ou il confirme à l’abbaye de Montierneuf le droit
d’usage qu’elle avait dans cette forêt et ces droits, ce
monastère les possédait encore à la révolution.
Et sous le nom de Sylva de Ariacon, dans un jugement rendu, vers 1135, au
profit de l’Abbaye de Montierneuf, par des
délégués du Saint-Siège, au sujet du prieuré de la Foye-Montjault et des droits
qui en dépendaient

Rappelons en passant que de la charte de fondation de l’Abbaye de Montierneuf, il ressort que toute la contrée environnant la Foye-Montjault
n’était à cette époque qu’une vaste forêt, et en suivant sur la carte, on voit
encore les prieurés de : Saint Georges-de-Rex, d’Amuré, de
Mauzé-sur-le-Mignon, de Frontenay, de la Foye-Montjault, de Gript, de Granzay,
de Fors, de Marigny, de Juillé, le domaine des Fosses, appartenant aux
religieuses de Sainte-Croix de Poitiers, celui de Secondigné à l’abbaye de la
Trinité de la même ville, l’hôpital de Chizé, les prieurés d’Availles et de
Villiers-sur-Chizé, la Commanderie d’Ensigné (Ordre de Malte), etc.
La forêt d'Argenson entre Santons et Pictons, histoire d'une disparition
En 1875, dans une brillante
démonstration, devant ses collègues de la Société de statistiques, sciences,
lettres et arts du département des Deux-Sèvres, Henri Beauchet-Filleau fait
revivre la forêt - aujourd’hui presque disparue - qui servait de frontière
entre les Santons et les Pictons, avant la conquête romaine : la forêt
d’Argenson.
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Recherches sur l’étendue des forêts formant
les marches communes
entre les Santons et le Pictons avant la conquête romaine |
Sur cette carte de qualité moyenne, on voit que Le territoire de la Foye est sur la frontière entre le domaine des tribus gauloises, santons et Pictons.
Bien qu'elle ait été fortement défrichée au Moyn-âge, nous trouvons encore aujourd’hui, en
allant vers l’est : Le bois de Ferrières, la forêt et le bois de Benon, le bois de la
Foye-Monjault (Deux-Sèvres), les bois de Dœuil (Charente-Inférieure), les
forêts de Chizé, et les bois d’Availles-sur-Chîzé (Deux-Sèvres.
Le Bois de La Foye Monjault n’est évidemment qu’un fragment détaché de la forêt
primitive, dont le nom
significatif indique que le hêtre y était l’essence dominante
Noms sous lesquels
les bois et forêts formant la marche des Santons et des Pictons sont désignés
dans les chartes.
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Forêt de Benon.
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1036.
Sylva de Ariezhum
V. 1110. Sylva de Ariacum.
1135-36. Sylva de Arriazum.
V. 1170. Nemus de Argentonio
1233. Ecclesia S. Saturnini d’Argechon.
XIV° s. Forêt d’Argenton et d’Argenson.
1542-43. Prieuré de S.
Bibien d’Argençon-lez-Benon.
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Forêt de Chizé.
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1069. Nemus
Argenti.
V. 1128. Ariathonum nemus.
1550. Forêt de
Chizé ou Dargenzon.
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Forêt
de la Foye-Monjault.
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1107.
Sylva Argenconium.
V. 1135. Sylva de Ariacon seu Arjacon.
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Dans les documents on peut lire que les parties de la forêt d'Argenson peuplés de hêtres suivent une ligne presque toujours sur la lisière du sud, sous
les noms de la faye, la foye, la. féolle, la fiolle, la fayolle et fiollet.
Le grand défrichement
Plusieurs causes sont à l'origine de cette vaste forêt dont il existe aujourd’hui quelques fragments :
1/ L’établissement des Romains et
l’ouverture de leurs voies ;
2/ Le grand nombre
d’établissements religieux qui existaient dans son sein ou sur ses lisières.
3/ Les travaux de l’agriculture
et surtout la culture de la vigne ;
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