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Commerçants et Artisans

La Foye, un village très vivant jusqu'après guerre !
 
Jusqu'au début du XXème siècle, à une époque ou les voitures n'existaient pas, peu de gens se déplaçaient hors du village.
Jusqu'au milieu des années 1930, la voiture restera rare à La Foye. Quelques-uns seulement en possédaient et la réservaient pour les grandes occasions.. 
 
La Grande Rue (Rue du centre), dans les années 30. On y voit toujours des charrettes ;
les voitures ont fait leur apparition mais sont encore rares.
 
Les habitants s’approvisionnaient et se divertissaient au village, ce qui permettait à de nombreux commerçants et artisans de vivre.
Dans le bourg il y avait le marché toutes les semaines sous les halles couvertes, et l'on trouvait de tout sur place, légumes, volailles, tissus…. C’était le grand rendez-vous du village et l’on y venait à pied, à bicyclette ou charrette des hameaux et villages environnants. Les femmes s’y retrouvaient pour faire les courses, et les hommes fréquentaient les cabarets.

Le dimanche, la plupart se retrouvaient à la messe, et l'on discutait fort a la sortie de l'église avant de se retrouver en famille au repas dominical. 
Les grand évènements de l'année, c'était les deux foires qui étaient alors très fréquentées.
 
On s’entraidait beaucoup à cette époque où les travaux étaient essentiellement manuels (moissons, battages, vendanges, lessives, coupe de bois en hiver…) et c’était à chaque fois l’occasion de partager de bons moments.
On entendait régulièrement le roulement de tambour du garde champêtre qui passait régulièrement annoncer les nouvelles du village dans tous les quartiers.
Cela durera jusqu’au début des années 1950, pour faire place à la vie moderne, plus éparpillée et individuelle.
 

Commerçants et artisans
Depuis les débuts 1800, dans les archives l’on en recense plusieurs centaines d’habitants occupant divers métiers. Certains disparurent, de nouveaux apparurent, la plupart perdurèrent jusqu'au milieu des années 1930, pour s'éteindre peu à peu jusqu'au désert actuel. 

Les différents recensements à partir de 1836 nous renseignent sur ces métiers exercés à La Foye : certains liés au métier de la vigne (tonnelier…), d’autres avec les animaux de ferme (maréchal-ferrant, charron, forgeron, bourrelier, sellier, et même cardeur de laine), ou bien la construction (maçons, menuisiers, scieurs de long..), ou pour faire vivre la population (commerçants, boulangers, sabotiers, cordonniers, tisserands, couturières, dentelières, gantière, lingères, maître drapier… et notaires). La quasi-totalité habitant le bourg, même si quelques commerces s’établirent dans les hameaux environnants.

Après la révolution, la république instaure l’école publique et La Foye a son instituteur et institutrice. Puis c’est la recette-buraliste et le garde-champêtre.

En 1836, il y a deux cabaretiers (Baraton, Bonneau). En 1882, la profession change: il y a un aubergiste (Louvrier) et un cafetier (Guillon). Puis en 1886, ce sont trois cafetiers (Boyer, Rond, Sauvaget). Enfin en 1906 : un hôtelier (Dorey) et deux cafetiers (Giraudeau, Méloche).

A l’approche du XXème siècle arrivent les médecins, vétérinaires, avocats, horlogers, puis coiffeurs (perruquier), et cantonniers (en 1891 il y en trois dont un à Limouillas) et cinq en 1906. Et enfin, signe des temps on verra apparaître en 1906 un négociant en grain (Rousseau). Puis avec l’arrivée des premières voitures, il y aura même un « chauffeur (Alexandre Nourisson).

 


Commerces et services à la Foye dans les années 1920-1940
 (Extrait des souvenirs d’une Fayaise)
 

Les services
  • 1  – Mairie et Écoles
  • 2  – Bureau de Poste
  • 3  – Pompiers
  • 5  – École maternelle
  • 14 – Les Halles couvertes et le marché. Il s’y tenait un marché tous les vendredi. Il y avait une poissonnerie, boucherie, des marchands de légumes. On y trouvait aussi vêtements et chaussures.  
Les commerçants
  • 4  – Négociant en vins (Birard)
  • 6  – Hôtel (Julia Boyer)
  • 7  – Café (Maret)
  • 8  – Hôtel-restaurant 
  • 10 – Hôtel du Chêne Vert (Alphonse Dorey, Berlouin)
  • 13 – Épicerie (Léa Sauvaget)
  • 19 – Vétérinaire (Béziaud puis Martin)
  • 20 – Auberge
  • 21 – Docteur (Morisset). Quelques docteurs de La Foye : Dupont, Morisset, Mlle Saint-Laurent, Mordret, Donat (pendant la guerre de 40)
  • 25 – Épicerie Syndicat (Arnaud, Racaud)
  • 26 – Épicerie (Brothier, Garnier), négociant en vins (Brothier)
  • 27 – Boucherie (Tournat, Champagne puis Voirin)
  • 28 – Bureau de tabac (Camille Granger)
  • 29 – Huissier de justice (Bordes)
  • 31 – Coiffeur Épicerie (Henriette et Henry Bernard)
  • 32 – Engrais, grains (Jean Nourrisson)
Les artisans
  • 9  – Cordonnier (Morin)
  • 11 – Forgeron, Maréchal-ferrant (Sauvaget)
  • 15 – Forgeron (Alain). Sa forge était l’ancien Octroi (bureau pour le paiement de la taxe sur le transport du vin et autres marchandises à l’entrée du village avant la Révolution). On retrouve encore gravé sur le porche « Corps de Garde - Octroi »
  • 12 – Menuisier (Albert Dorey, père d’Édouard)
  • 16 – Bourrelier (Lucien Racaud). Le père Racaud y faisait des harnais de chevaux et de bœufs.
  • 18 – Tonnelier Charron (Arsène Marchand)
  • 22 – Maçon (Gendron, Desset)
  • 23 – Cordonnier (Prunier) 
  • 24 – Menuisier (Pierre Coutureau)
  • 30 – Boulangerie Syndicat (Henri Morisson). La boulangerie-syndicat : chaque paysan apportait du blé à moudre en échange de pain.
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Dans l’almanach des PTT de 1900

 


 

Dans l’almanach des PTT de 1900

 

 

 

 

 

Quelques lettres à en-tête d'artisans de La Foye

 

 

  

 

 

 

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