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Evolution du périmètre de la commune.

 Un périmètre qui restera approximatif jusqu'à la Révolution.

Jusqu'à la Révolution, la notion de commune n'existait pas vraiment, même si dans certaines agglomération, des "syndics" ou "jurats" s'étaient organisées pour administrer les villages.

A la Foye, possession religieuse, tout était organisé autour de la notion de "paroisse".  

L’Église, et à fortiori le Prieuré était le centre de la paroisse. Une particularité : l'église du Cormenier étant sous la responsabilité du prieur de La Foye, ce village lui sera rattaché jusqu'en 1790. 

A cette date, lors de l'abolition du pouvoir religieux et lors de la création du Canton de Beauvoir, Le Cormenier lui sera rattaché.

Autre particularité : Dés sa création au début du Moyen-Âge, la paroisse de La Foye sera sous la responsabilité religieuse du Prieur, mais également sous la responsabilité militaire du seigneur de Chizé. Un document, le "Censif de Chizé", liste les habitants qui lui doivent le service d'Ost, c'est-à-dire le service militaire, et il inclue avec La Foye le hameau du Fenétreau. (Voir article sur le Censif de Chizé)

Également, lors de la Révolution, la paroisse de Prissé au sud de La Foye sera divisée en deux communes: Prissé le Petit et Prissé le Grand.

Voici le plan du Grand-Prissé dans le cadastre Napoléonien de 1820.

 

Une particularité, le hameau le plus important du Grand-Prissé sera le Grand-Bois jusqu'au milieu des années 1800, comme on peu le voir sur la carte ci-dessous.

 

Ci-dessous le cadastre Napoléon de 1920 concernant la commune de La Foye. L'on voit très bien que le Grand-Prissé ne fait alors partie de la commune.

Au XIXe siècle, s'étendait au sud de La Foye une campagne avec un habitat très dispersé, souvent des fermes isolées,. où l'on trouvait les petites communes du Petit-Prissé, du Grand-Prissé et de La Charrière.
La commune du Grand-Prissé possédait une partie des hameaux du Grand-Bois et du Puyroux, qu'elle partageait avec La Foye (et avec Usseau pour le Puyroux). Elle avait son école, et bien qu'elle partagea avec La Foye l'usage et l'entretien de l'église Saint-Simon et Saint-Jude, elle avait également son église, celle-ci étant située en plein champ. 

La gestion de cette commune était toutefois compliquée car nombre de ses habitants fréquentaient l'église de La Foye et s'adressaient de préférence aux commerçants et aux artisans de La Foye d'un coté, ou de La Charrière de l'autre. 

En 1887, le Préfet décide de supprimer la commune du Grand-Prissé, car son nombre d’habitants est trop faible. Elle n'est pas viable. Et il choisit de la partager entre les communes de Belleville, du Petit Prissé (qui sera réunifié plus tard à La Charrière pour former Prissé-La Charrière), et de La Foye

Cette suppression sera confirmée par décret le 27 Août 1888. A partir de cette date, la municipalité sera en charge de l'intégration du Grand-Bois. 

Lors d'un conseil municipal, le Maire de la Foye, Félix Garnaud, propose de supprimer cette école et demandent à ce que les élèves rejoignent dorénavant l’école de la Foye. Cela représente plusieurs kilomètres à faire à pied matin et soir, et certains ne seront pas très contents.

 

Mais décision est prise et en 1888 l’on procède au transfert de tout le matériel et des meubles qui s’y trouvent.  

Plus tard, en 1889, Louis Martin étant redevenu maire, il se joindra aux autres maires concernés pour discuter du financement (loyer) que représente le coût de scolarisation des enfants du Grand-Prissé. On décidera de le partager entre les différentes communes concernées. Pour la Foye ceci représente un budget de 32,60 francs.

Dans le dossier sur l’école, figure le détail du transfert du matériels à récupérer: tables, chaises, cartes, tableaux…

 En 1892, l'évêque entérinera la nouvelle répartition des paroisses.

 Dans la carte actuelle de la commune, on voit le nouveau périmètre.

 


Une curiosité : 
Dans le sud des Deux-Sèvres, le tracé du découpage des communes passe parfois au milieu de hameaux, voire au milieu de villages importants. Est-ce parce que des habitations ont été construites ultérieurement au découpage, à proximité de hameaux existants, sur des terrains appartenant à la commune voisine ? Cela expliquerait le nom de plusieurs villages appelés « La Maison Neuve ».

À La Foye-Monjault, la partie principale du village de Limouillas appartient à la commune de La Foye, alors que sa partie nord, appelée « La Maison Neuve », est rattachée à la commune de La Revétizon (qui a depuis fusionné avec Beauvoir).

Même chose pour le village de Treillebois, dont la partie principale appartient à La Foye, mais dont la partie Est, également appelée « La Maison Neuve », appartient à la commune de La Rochénard.
 
Même chose avec le Puyroux ou le coté d'une rue appartient à Usseau.
 
La Maison Neuve souhaite son rattachement !
 En 1943, en pleine occupation allemande, une certain nombre d'habitants de ce hameau demandèrent à être rattaché à la commune de La Foye. 
Bien qu'officiellement rattaché à La Rochénard, ils considéraient que toute leur activité était liée à La Foye : Commerces, Artisans, etc. De plus ils participaient aux différentes foires, assistaient à la messe et envoyaient leurs enfants à l'école communale.
 
Demande effectuée lors d'un conseil municipal 
  
Mais la période n'était pas propice à ce genre de changement, et la municipalisé avait d'autres préoccupations plus importante. En outre, la municipalité de La Rochénard n'y était pas trop favorable. Aucune suite ne sera donnée à cette demande.

 


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