Pages

Au temps de la préhistoire

Un territoire occupé dès la préhistoire
La région fut occupée par l'homme depuis des temps très reculés. Mais au Paléolithique, les hommes de Neandertal en on fait principalement une zone de passage et de chasse. Le manque de grottes ou abris naturels ne permettait pas de s’y protéger l’hiver, et Le sol calcaire dépourvu de rognons de silex ne permettait pas de confectionner des armes (pointes de flèches, haches…). On n’en retrouve pas de trace. 

A la fin de la glaciation, l’homme quitte les cavernes et s’installe dans des camps fortifies, sur les plateaux et tire de la pierre polie une foule d’armes et d’outils. On a retrouve quelques pierres taillées, notamment une hache polie en silex à Treillebois (actuellement au Musée de Niort), et plusieurs dans la plaine de Frontenay.

 

Plus tard au Néolithique (-6500 à -1800), de petites tribus de chasseurs se déplacent régulièrement pour suivre le gibier sur le pourtour du golfe des pictons. La vie s'y organise entre les premières cultures de céréales sur les plateaux calcaires, le pâturage des troupeaux dans le fond des vallées, la pêche et la cueillette des coquillages sur la ligne de rivage d'alors.

Vers 5000 avant J-C, certaines tribus commencèrent à se sédentariser, principalement autour des rivières : la Boutonne, et plus près de nous, le Mignon, l’eau étant un des éléments essentiels de leur survie. Elles vivent en communautés bien organisées dans des villages de huttes. Les chasseurs quittent le statut de prédateur pour devenir éleveurs en domestiquant les animaux sauvages et s'initient à l'agriculture. C'est le début de la sédentarisation qui se traduit par l'apparition d’un culte des morts, entraînant l’édification de monuments en pierre. Ce sont principalement les dolmens, qui sont assez nombreux dans les environs.

Dans la plaine, en bord de forêt, ils érigent des menhirs. On trouve des « menhirs couchés » prés de Frontenay à Amuré. Il y a une pierre levée de l’autre coté de la forêt de Chizé à Saint Médard. Même chose à Épannes. A Beauvoir il y a un lieu dit « La Grosse Pierre » prés de la forêt. A Deuil on trouve un Dolmen.

Mais en bordure de rivière, ils érigent de grands monuments funéraires, grands dolmens à couloir et à chambre circulaire sous tumulus. Ce sont de longs tertres de pierres plates empilées, appelés souvent « chiron » dans la région.

On trouve des tumulus le long de la Boutonne (Tumulus du Plantis à Availles sur Chize) et du Mignon (Peré, Priaires..).  A Priaires, le Chiron de la Motte, tertre long de 50m, 12 de large, haut de deux mètres, fut détruit en 1966 et ses pierres utilisées. Un second, celui de La Fleur, monticule rond de 20m de diamètre, fut détruit en 1928.

Mais celui de Péré, situé au Sud-est de La Foye, un ensemble funéraire, long de 100 mètres et large de 20, une véritable nécropole, et fait actuellement l’objet de fouilles importantes.


Aucun commentaire: