La
Révolution est accueillie dans la région avec le même enthousiasme que dans le
reste du royaume, mais la population reste fidèle au clergé et suit ses prêtres
réfractaires.
En 1793, la Levée de 300 000 hommes votée par la Convention Nationale,
déclenche une insurrection qui durera de 1793 à 1796 et qui causera près de 500
000 morts.
La répression sera féroce : Le nord du
département proche de la Vendée, de Thouars à Parthenay participera à l’insurrection.
A Niort 500 à 1 000 personnes seront emprisonnées, 107 jugées, 70 à
80 fusillées ou guillotinées place de la Brèche. Et plusieurs centaines mourront
de maladies.
Notre région du Sud-Niortais ne participera pas à l’insurrection, cependant en avril 1793, 12 jeunes du village seront mobilisés en tant que soldats dans les troupes Républicaines
En mai de cette même année, 60 rescapés de l'armée républicaine en déroute arriveront au village, et en juin, 17 déserteurs venus de Niort y seront à leur tour arrêtés.
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fonds R 69 conservé aux Archives départementales des Deux-Sèvres. |
En ce qui concerne ceux qui s'étaient engagés au coté des Vendéens,l'on ne retrouve trace que d’un jeune Fayais : Michel
Trouvé
Il
sera condamné à mort par les tribunaux révolutionnaires, puis fusillé le 5 Janvier 1794.
Il avait
17 ans.
Son nom se retrouve dans un ouvrage paru en 1896 (La justice Révolutionnaire à Nantes), L'auteur, Alfred Lallié y recense les fusillés de 1794.
Comment s’était-il trouvé si jeune aux cotés des Chouans en 1793 ? Probablement en accompagnant son père, fervent catholique,
qui avait choisi de combattre lors de la « virée de la galerne », de la Vendée à la
Normandie.
Ils avaient franchit la Loire le 18 octobre 1793, au
lendemain de la défaite de Cholet.
Sur la rive droite du fleuve,
poursuivis par les troupes républicaines, ils avaient parcouru 250 lieues de chemin (plus de 1000 kms),
en soixante-sept jours de lutte, avant d'être faits prisonnier le 23
décembre, à l'issue de la bataille de Savenay.
Michel fut conduit à Nantes,
devant la commission militaire révolutionnaire qui, sous la présidence
d'Antoine Gonchon, assisté des juges François Bignon, Antoine
Chanterelle et Claude-Denis Remillon, le condamnèrent à la peine de mort
dans sa séance de l'après-midi du 5 janvier 1794, comme atteint et
convaincu d'avoir porté les armes contre la république, dans l'armée des
rebelles. Il sera fusillé, dans la soirée du même jour, dans les
carrières de Gigant.
Il y en eut-il d'autres ? Il est vrai que ces périodes troublées beaucoup de combattants disparurent sans laisser de trace.
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